« La situation est grave. Elle est grave parce que la crise va être longue et dure. Elle va être douloureuse. La crise peut être mortelle. Elle l’est déjà pour un certain nombre d’entreprises, donc pour les salariés. Si nous faisons tout cela, c’est d’abord pour l’emploi.
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En clair, la France n’abandonnera pas l’industrie automobile, mais il ne faut pas que l’industrie automobile abandonne la France.
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Le premier levier est celui de la refondation des rapports tout au long de la filière. Nous avons vu, tout au long de la journée, que l’automobile en France, ce n’était pas uniquement deux constructeurs. Nous avons la chance formidable d’avoir deux constructeurs parmi les huit premiers mondiaux, et sans eux il n’y aurait pas toute la filière, mais à l’inverse, la filière automobile ne se résume pas aux deux constructeurs. Ce sont les dizaines de milliers d’entreprises de la forge, de la fonderie, de la sous-traitance et du décolletage qui irriguent nos territoires. Dès demain, nous allons commencer à travailler à l’élaboration d’un code de bonnes pratiques et de performance. Il faut que les pratiques changent. Il faut que l’on prenne en compte l’ensemble de la filière.
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Le deuxième levier que nous allons activer est celui de l’emploi et des compétences. A plusieurs reprises, il a été fait référence à la charte automobile mise en place l’été dernier. Nous devons la doper. Il faut qu’elle aille plus loin. La charte est déjà déclinée dans sept régions et il faut qu’elle soit généralisée. Il faut également qu’elle soit plus efficace et plus performante. Nous faisons ça pour les salariés. Dans l’automobile, 50 % des salariés partiront à la retraite dans les dix prochaines années. Nous devons garder les compétences.
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Le 26 janvier prochain, je réunirai les différentes organisations syndicales, conformément au souhait du Président de la République. Nous ferons le point sur les difficultés qui sont spécifiquement rencontrées dans le secteur automobile. Nous aborderons les sujets de restructuration industrielle dans la filière.
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Le gouvernement accompagnera les constructeurs face à la crise financière et l’accès aux liquidités à hauteur de 6 milliards d’euros. Nous devrons prendre un certain nombre d’initiatives complémentaires. En particulier au niveau européen, les négociations vont continuer dans les prochains jours pour obtenir des enveloppes financières plus importantes de la part de la banque européenne d’investissement pour le secteur automobile.
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Nous avons besoin d’une meilleure coordination des efforts en matière de recherche et développement.
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Enfin, il nous faudra en même temps activer le levier de la demande. Il peut s’agir de la demande des consommateurs. C’est le travail que nous avons confié à Jean-Paul Bailly, compte tenu de son expérience en la matière. Je lui ai demandé de réfléchir à grouper et ordonner les commandes d’une vingtaine ou d’une trentaine d’entreprises publiques ou privées, afin d’arriver à une masse critique permettant de faire naître une offre de véhicules électriques.
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Notre site Internet continue à fonctionner. Les contributions continueront à être analysées et intégrées. Il faut pérenniser la démarche Etats généraux dans l’attente du plan stratégique pour l’industrie automobile qui sera annoncé par le Président de la République. J’aurai l’occasion de lui présenter vos préconisations avant la fin du mois de janvier.
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