La 34ème édition du baromètre des Très Petites Entreprises réalisée par l’Ifop pour FIDUCIAL révèle que l’économie française est littéralement immergée dans la crise.
En effet, des trois étapes de la célèbre citation d'Helmut Schmidt : « profits d’aujourd’hui font les investissements de demain et les emplois d’après-demain », deux suscitent de l’inquiétude lorsque l’on observe les réponses des patrons de TPE. Le troisième s’annonce chétif dans les prochains trimestres.
Quarante deux milliards d’euros* en inertie
800 000 TPE, soit 32% du total des Très Petites Entreprises, affirment avoir abandonné leurs projets d’investissements ou craindre de devoir les reporter, et ceci pour un montant moyen évalué à 54 000 euros.
Plusieurs facteurs expliquent ce renoncement : une situation financière trop fragile (58%), une période guère propice à la prise de risques (57%), des investissements n’ayant aucun caractère impératif (34%), mais aussi le refus (ou la peur du refus) de leur banque (16%).
A ceci s’ajoute une majorité des TPE qui s’attend à une baisse de leur chiffre d’affaires au second trimestre 2009, en moyenne de 5,6%. Ainsi, sont-elles logiquement 73% à réclamer un deuxième plan de relance.
* sur 2,5 millions de TPE, 32% affirment reporter ou craindre de devoir abandonner en moyenne
54 000 euros d’investissements, soit 42 milliards.