Au cœur de la crise, la notion de management et de fidélisation des compétences reste un enjeu majeur pour le développement ou la survie des entreprises, et notamment dans les PME. En effet, si « l’incertitude prévaut quant à l’évolution du marché de l’emploi en cette fin d’année, on peut penser que l’ensemble de la fonction RH sera moins affectée que d’autres par les aléas économiques », estime Rémi Fouilloy, directeur exécutif de Michael Page RH.
Selon une récente étude du cabinet de recrutement, réalisée entre le 1er semestre 2007 et le 1er semestre 2008, le marché de l’emploi des cadres expérimentés en Ressources Humaines a été très actif : + 50% d’offres d’emplois de cadres confirmés en RH. « Les postes de Responsables RH, de Développement RH et du Recrutement ou Formation ont largement bénéficié de l’embellie des derniers mois, confirme Rémi Fouilloy.
Cette croissance a eu un impact sur la rémunération de la plupart des métiers RH. En premier lieu, le directeur des Ressources Humaines (DRH) qui a pour mission d’anticiper les changements et… d'adapter les salariés aux besoins des entreprises. Sa rémunération (de 60 K€ à + de 180 K€/an) dépend de l'effectif géré, de son périmètre d'intervention, ainsi que du chiffre d'affaires réalisé par sa société. Une part variable (de 10 à 30 %) s’ajoute fréquemment au salaire fixe, et un véhicule de fonction est proposé dans plus de 70 % des cas.
Au DRH, pour réussir ses missions, de savoir de s’entourer de fonctions essentielles comme celles des affaires sociales, de la formation, du recrutement et de la gestion des carrières (rémunération de 25 K€ pour un chargé de recrutement à plus 90 K€ pour un responsable).